MESSAGE DE LA POPULATION DU SALAMAT AU PCMT, LE GÉNÉRAL MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO
LE CALVAIRE QUE VIT LA POPULATION DU SALAMAT.
"Tout commence par une route" a-t-on coutume de dire.
Soixante longues années après les indépendances, le continent africain continue toujours de faire l’objet d’un débat. Plusieurs spécialistes du développement publient des chiffres alarmants sur l’Etat du continent en terme de croissance économique et de progrès social. Nous nous attardons ici sur le cas plus particuliers de notre province Le SALAMAT.
L’accès universel à l’eau, de même que la fourniture d’une source d’électricité fiable dont est encore privée la population du Salamat étaient depuis lors les points les plus essentiels à toucher du bout de doigt et à y trouver de solutions. La liste est non exhaustive et chaque élément revêt une importance critique.
Mais aujourd’hui, si nous nous rapprochons un peu plus des habitants de la province du Salamat, nous écoutons un élément qui émerge parmi tant d’autres : LADITE POPULATION RECLAME DES ROUTES.
La question du problème de routes est fondamentale et est à souligner comme nous l’avons relaté plus haut.
Nous population du Salamat vivons un calvaire qui ne dit pas son nom et les chiffres parlent d’ailleurs : Une étude a recueilli l’avis de plusieurs milliers de personnes dans le monde sur la question de la pauvreté et des causes de celle-ci. Il en découle que que plus d’un milliard d’individus, sur l’ensemble de la planète, ne disposent toujours pas d’une route praticable par tous les temps souligne à la fois l’ampleur et l’urgence du problème.
Notre province est sans doute au centre de ceux qui sont dans ce pétrin.
Si aujourd’hui nous nous trouvons parmi les deniers des 23 provinces c’est parce que nous n’avons pas de routes.
Nous avons toujours eu de promesses et assisté à des premières pierres posées du bitumage de l’axe Amtiman-Mongo par le feu Maréchal.
Tout est voué à l’échec et dont nous n’avons toujours pas d’explication.
Qu’est-ce qui explique vraiment ce fiasco?
tout ce qui était dit, nous enterrons tout ce qui a était à l’origine de cet échec et nous regardons d’ores et déjà vers un futur prometteur.
À cet effet, nous population de la Province du Salamat demandons humblement Le Président du CMT LE GÉNÉRAL DE CORPS D’ARMÉE Mahamat Idriss Deby Itno d’avoir les yeux rivés sur nous.
C’est lamentable d’entendre qu’une grande province comme le Salamat soit coupée du monde : Am-timan est coupée de la capitale, Haraze et coupée d’Am-timan et Sarh à son tour coupée de celle-ci. Bref Am-timan est enclavée au sens propre du terme à cause de la saison pluvieuse (montée des eaux du barh azoum).
Il faut noter quelques difficultés que le citadin amtimanois lamda vit au quotidien:
-La difficulté à évacuer les malades vers les centres des santés et vers les grands hôpitaux pour les avoir des meilleurs soins.;
-La difficulté de transporter les marchandises.
L’augmentation des prix inquiète commerçants et habitants. La route qui relie Ndjamena à Am-timan est toujours coupée à la circulation ce jour 25 Août 2021. C’est la principale route de ravitaillement pour la province du Salamat, mais depuis l’arrivée de la saison des pluies et la montée des eaux sur la route en laterite (occasionnant sa dégradation) plus aucun camion de marchandise n’y circule en raison de la précarité de la route. Conséquence : au marché d’amtiman, les commerçants ont du mal à s’approvisionner et les prix augmentent.
-Le problème d’électricité est crucial et vient juste après celui de la route;
Nous demandons aussi la construction des Grandes Écoles de Formation et Universités…
Ainsi, nous sommes sans ignorer que les routes constituent un bien collectif, qu’il faut savoir bien traiter . Leurs effets sont transnationaux. Nous devons nous attacher à partager ce bien collectif au profit du développement et de la lutte contre la pauvreté.
Les routes ouvrent la voie aux transformations que permet la technologie. Pour qu’une économie se développe, que de la richesse soit créée et que la prospérité soit partagée, il faut que les personnes et les biens puissent circuler.
Bref, tout commence par une route. La mobilité est une condition préalable au développement. Dans une large mesure, de même qu’une économie dynamique dépend du mouvement des produits et des services, betails et autres.
Les populations sont tributaires des routes pour l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé.
Nous devrons tous nous donner corps et âmes pour bâtir notre pays. La corruption doit être combattu par tous. Les tchadiens doivent aimer leur pays.
Un Tchad développé est possible!
Vive La Province du Salamat !
Vive Le Tchad !
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